En 1970, la population canadienne pouvait s’attendre à vivre en moyenne 72 ans. En 2023, l’espérance de vie au Canada est passée à 81 ans.
Dans les années 70, une personne qui arrêtait de travailler à 65 ans devait donc planifier sa retraite en fonction d’un horizon d’environ 7 ans.
Aujourd’hui, la population canadienne doit plutôt planifier en fonction d’un horizon de 15 ans. Mais voilà : une retraite plus longue requiert forcément plus de planification... et plus d’argent.
De plus, avec l’âge, la santé tend à se fragiliser. Il est donc important de tenir compte de cette réalité dans la planification de votre retraite, car des frais médicaux non prévus pourraient gruger votre épargne rapidement.
Voici quelques éléments à prendre en compte dans votre planification.
Quel est le risque de longévité à la retraite?
Plus vous vivez longtemps, plus votre retraite est longue, plus il vous faut d’argent pour la financer – et plus vous risquez de dépasser les prévisions faites dans votre programme financier.
C’est ce qu’on appelle le « risque de longévité ».
Un risque qui en inquiète beaucoup : selon un sondage mené par l’Office d’investissement du Régime de pensions du Canada, 61 % de la population canadienne craindrait de manquer d’argent à la retraite.
Peut-être planifiez-vous de travailler à temps partiel après 65 ans? Si c’est le cas, vous devez tenir compte d’un autre risque : celui que votre « espérance de vie en santé » (c’est-à-dire le nombre d’années que vous pouvez espérer vivre en bonne santé) soit plus courte que votre espérance de vie totale.
Cet écart entre durée de vie en bonne santé et durée de vie totale peut avoir de sérieuses répercussions. Par exemple, vous pourriez vivre plus de 80 ans, mais devoir commencer à payer des frais médicaux de plus en plus importants à partir de l’âge de 70 ans, faisant fondre votre épargne. Il est donc essentiel de prendre en compte cette possibilité dans votre planification pour vivre une retraite confortable quoi qu’il arrive.
L’incidence financière d’un écart entre la durée de vie en bonne santé et la durée de vie
Espérance de vie ne rime pas toujours avec espérance de vie en santé.
Selon l’Initiative nationale pour le soin des personnes âgées, l’« espérance de vie en santé » correspond aux années pendant lesquelles vous pouvez espérer vivre en bonne santé sans souffrir de maladies chroniques ni d’incapacités liées au vieillissement.
Plus vous avancez en âge, plus le risque de développer des problèmes de santé augmente. Par exemple, selon Statistique Canada, 73 % des adultes canadiens de plus de 65 ans ont au moins une maladie chronique.
Une détérioration de l’état de santé entraîne souvent une augmentation des dépenses. Vous pourriez notamment devoir emménager dans une résidence, avoir besoin de soins infirmiers à domicile ou devoir vous procurer des aides à la mobilité.
De plus, certains soins médicaux courants, comme les soins de la vue ou les soins dentaires, pourraient ne pas être entièrement couverts par votre régime public d’assurance maladie. Il pourrait alors être avantageux de souscrire une assurance maladie privée, comme le produit assurance maladie et assurance dentaire Liberté de choisir🅪, pour pallier la hausse des frais à payer de votre poche en vieillissant.
Conseils pour vivre une longue retraite en santé
Au Canada, de nombreuses personnes affirment se sentir mal préparées en vue de la retraite.
En 2025, un sondage du National Institute on Ageing de l’Université métropolitaine de Toronto a révélé que 39 % des Canadiens de plus de 50 ans ont l’impression de ne pas être en bonne position financière pour prendre leur retraite. Plus étonnant encore, parmi l’échantillon sondé, 50 % des personnes de plus de 80 ans qui travaillent encore disent ne pas être en mesure de prendre leur retraite comme prévu.
La raison? Pour 70 % des répondants, l’inflation et la hausse du coût de la vie seraient en cause. Un récent sondage du Régime de pensions du Canada a en outre révélé que les Canadiens et Canadiennes ont dû augmenter leur objectif d’épargne-retraite de 30 % au cours des 2 dernières années seulement, pour le faire passer de 700 000 $ à 900 000 $.
Par ailleurs, les membres des générations précédentes ont pu compter sur les prestations (ou rentes) versées par leur employeur pour financer leur retraite. La diminution de ces prestations représente une autre source de stress. Une étude réalisée en 2023 par le Centre canadien de politiques alternatives (en anglais seulement) a en effet révélé que 77 % de la main-d’œuvre canadienne ne participait pas à un régime de pension agréé.
Mais ne vous laissez pas intimider par ces projections. Vous pouvez prendre des mesures concrètes pour vivre une retraite aussi saine que confortable.
Voici quelques suggestions :
- Commencez à épargner le plus tôt possible et cotisez à votre CELI et à votre REER le plus souvent possible de façon à tirer parti de votre horizon de placement et de la croissance composée.
- Réfléchissez à la possibilité d’intégrer des fonds distincts à votre portefeuille de retraite. Ces fonds favorisent une saine diversification et offrent des garanties pour protéger vos placements.
- Renseignez-vous sur les fonds communs de placement. Ceux-ci vous permettent d’investir avec d’autres personnes et de diversifier vos placements plus judicieusement que si vous faisiez cavalier seul.
- Si vous avez un régime d’épargne en milieu de travail, maximisez vos cotisations. Vérifiez également si vous pouvez recevoir des cotisations de contrepartie de votre employeur.
- Si vous participez à un régime de garanties collectives de la Canada Vie, ouvrez une session dans Ma Canada Vie au travail🅪 pour vérifier vos soldes et suivre vos progrès vers votre objectif de retraite. Si vous ne cotisez pas encore à votre régime, pensez à le faire. Songez aussi à augmenter vos cotisations si vous pouvez vous le permettre.
- Vous craignez de ne pas être sur la bonne voie pour la retraite? Utilisez ce calculateur d’épargne-retraite afin d’estimer la somme d’argent que vous devriez épargner pour vivre la retraite que vous souhaitez.
La prévention avant tout
Certaines choses sont bien sûr hors de votre contrôle, mais vous pouvez prendre des mesures concrètes pour augmenter proactivement votre espérance de vie en santé.
Pensez à adopter ces bonnes habitudes avant la retraite : mangez bien, dormez suffisamment, maintenez un mode de vie actif, soumettez-vous à des dépistages précoces (notamment pour le cancer) et obtenez des bilans de santé réguliers.
Pendant que vous travaillez encore, profitez pleinement de vos garanties en milieu de travail : allez chez le dentiste régulièrement, recevez des soins de massothérapie pour prévenir les blessures et consultez un professionnel en santé mentale. Ces bonnes habitudes vous aideront à vivre une belle retraite.
Si vous n’avez pas de garanties en milieu de travail, songez à vous tourner vers une assurance maladie privée pour être en mesure d’accéder à ces mêmes services préventifs sans avoir à débourser des sommes importantes. Les régimes offerts au titre du produit assurance maladie et assurance dentaire Liberté de choisir représentent une excellente option pour les personnes retraitées qui ont perdu leurs garanties collectives ou qui bénéficient d’une protection réduite depuis leur départ à la retraite. Ces régimes peuvent répondre à des besoins de santé courants, comme les consultations chez le dentiste, les médicaments sur ordonnance, les lunettes et les verres de contact, les aides auditives et les soins de santé à domicile.
À l’approche de la retraite, prenez soin de votre santé et maintenez un mode de vie actif : impliquez-vous dans votre communauté, gardez une activité professionnelle pour stimuler votre intellect et entretenir des liens sociaux, et intégrez de bonnes habitudes à votre quotidien pour prolonger votre espérance de vie en bonne santé (exercice, saine alimentation, etc.).