Idées et conseils

L’assurance invalidité peut contribuer à remplacer votre revenu

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Nous travaillons fort pour protéger ce qui nous est le plus cher : notre famille, notre maison, notre style de vie. Nous sommes cependant moins susceptibles de protéger ce qui représente peut-être notre bien le plus précieux : notre capacité à gagner un revenu. Voilà qui peut poser problème si l’on considère que beaucoup de ce qui nous tient à cœur, comme notre famille et notre style de vie, dépend de la préservation de notre capacité à générer un revenu.

La plupart des Canadiens estiment qu’il est important de détenir une assurance automobile, un bien qui, neuf, coûte en moyenne 33 000 $1. Les Canadiens tiennent aussi à protéger leur maison, dont le coût moyen se chiffre maintenant à plus d’un demi-million de dollars. Qui peut les blâmer? Nous aimons notre voiture et notre maison, deux dépenses qui, ensemble, occupent habituellement une part dominante du budget annuel de la famille moyenne2.

Le coût élevé d’une perte de revenu

Les statistiques les plus récentes sur les salaires indiquent que le Canadien moyen gagne environ 50 000 $ par année. Sur une carrière de 30 ans en supposant une augmentation annuelle de 2,5 % pour tenir compte de l’inflation, cela représente approximativement 2,5 millions de dollars. Il s’agit d’une énorme somme pour une famille typique. Et ce chiffre monte en flèche si l’on présume que, grâce à l’avancement professionnel, le salaire annuel d’une personne pourrait augmenter de 50 000 $ à 75 000 et plus3.

Cette étude montre les difficultés financières attribuables à la perte d’un revenu par suite d’une invalidité. Non seulement une invalidité peut nous faire perdre notre capacité à gagner un revenu, mais elle peut aussi entraîner des coûts supplémentaires à payer. Les factures associées aux soins à domicile, aux médicaments et à l’adaptation de la maison (comme la construction de rampes d’accès pour fauteuil roulant) peuvent représenter une somme importante.

Quelle est la probabilité que vous subissiez une invalidité?

Le risque de devenir invalide peut être plus grand que vous ne le pensez. Des études ont montré qu’un Canadien sur quatre sera incapable de travailler pendant 90 jours ou plus en raison d’une maladie ou d’une blessure, et ce, avant d’atteindre l’âge de 65 ans4. Lorsque l’invalidité perdure plus de 90 jours, sa durée moyenne est de six ans5.

Même s’il existe des programmes d’État pour aider – notamment le Régime de pensions du Canada (RPC) Ouvre un nouveau site dans une nouvelle fenêtre    - S’ouvre dans une nouvelle fenêtre ou les programmes d’indemnisation des accidentés du travailOuvre un nouveau site dans une nouvelle fenêtre    - S’ouvre dans une nouvelle fenêtre – il vous faudra satisfaire à certaines conditions pour y être admissible. Par exemple, pour recevoir une rente du RPC, vous devez présenter une invalidité d’une gravité et d’une durée suffisantes pour vous empêcher d’exercer un emploi, quel qu’il soit. Les programmes d’indemnisation des accidentés du travail ne couvrent que les invalidités attribuables à des incidents survenus sur les lieux de travail.

Comment l’assurance invalidité peut-elle vous aider à maintenir votre style de vie?

L’assurance invaliditépeut donc vous aider, votre famille et vous, à maintenir le style de vie auquel vous êtes habitués. Il s’agit d’une assurance qui travaille quand vous ne pouvez pas le faire. Elle peut vous procurer l’argent dont vous avez besoin pour payer un éventail de dépenses essentielles, comme les versements sur vos prêts hypothécaire et automobile, l’épicerie et les services publics.

Si vous êtes admissible à des prestations, l’assurance invalidité peut contribuer à remplacer une partie du revenu que vous avez perdu. Par exemple, une personne qui gagne 50 000 $ par année peut être admissible à une prestation mensuelle de 2 975 $, ce qui équivaut à un revenu annuel de presque 36 000 $. Si vous gagnez davantage, disons 120 000 $, vous pourriez avoir droit à une prestation mensuelle d’un peu moins de 6 000 $, pour un revenu annuel de 71 000 $6.

Et si vous avez une assurance invalidité fournie par votre employeur?

S’il est vrai que certains employeurs canadiens proposent une certaine protection d’assurance invalidité, le niveau de protection offert pourrait ne pas suffire à remplacer une portion acceptable de votre revenu. De plus, il ne faut pas confondre assurance maladies graves et assurance invalidité. Alors que certains employeurs offrent un type de protection ou l’autre, ils sont beaucoup moins nombreux à offrir les deux. Adressez-vous à votre employeur pour comprendre votre protection.

1 Jeremy Cato, « Savvy shoppers knock about $4,000 off car prices in CanadaOuvre un nouveau site dans une nouvelle fenêtre    - S’ouvre dans une nouvelle fenêtre  », The Globe and Mail, 30 mai 2014.

2 De l’amour des Canadiens pour leur voiture et la conduite automobile : Maham Abedi, « More than half of Canadians plan to keep driving past age 80: survey »Ouvre un nouveau site dans une nouvelle fenêtre    - S’ouvre dans une nouvelle fenêtre , Globalnews.ca, 2 août 2017; du prix moyen d’une maison au Canada : « Carte du prix national »Ouvre un nouveau site dans une nouvelle fenêtre    - S’ouvre dans une nouvelle fenêtre , Association canadienne de l’immeuble, 24 novembre 2017.

3 « So, how much are we earning? The average Canadian salaries by industry and region »Ouvre un nouveau site dans une nouvelle fenêtre    - S’ouvre dans une nouvelle fenêtre , Workopolis.com, 30 novembre 2016.

4 Institut canadien des actuaires (ICA) – Table 86-92 et Society of Actuaries – Table du Comité sur les résultats techniques en invalidité individuelle de 2012.

5 Ibid.

6 Ces exemples ne sont fournis qu’à titre indicatif. Chaque situation pourra varier en fonction de circonstances particulières. Les montants réels sont fonction de votre âge et de votre profession. Certaines restrictions s’appliquent.

Ces renseignements sont de nature générale et ne visent pas à fournir un avis sur des questions fiscales ou juridiques. Dans le cas de situations particulières, vous devriez consulter le conseiller juridique, comptable ou fiscal approprié.

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