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Le 24h Tremblant toujours aussi rassembleur après 19 ans

21 novembre 2019

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La saison des Fêtes est l’occasion de passer du temps en famille et entre amis, de redonner à la collectivité et de se créer des souvenirs. Cette période signifie également le retour du 24h Tremblant    - S’ouvre dans une nouvelle fenêtre , qui fait maintenant partie des événements incontournables du mois de décembre.

À la veille de sa 19e édition, qui aura lieu du 6 au 8 décembre, ce rendez-vous hivernal est plus populaire que jamais et ne montre aucun signe de ralentissement. Défi à relais de 24 heures qui allie le ski, la course et la marche et qui vise à recueillir des fonds pour la cause des enfants, l’événement a beaucoup évolué depuis sa première édition en 2001, et la Canada Vie est fière de le soutenir.

Des débuts modestes

En 2000, un sportif québécois célèbre communiquait avec le producteur exécutif du 24h Tremblant, Simon St-Arnault, pour jeter les bases de l'événement.

Simon St-Arnault : Un défi sportif similaire se tenait en Suisse, parrainé par Jacques Villeneuve, l’ancien pilote de Formule 1, et son partenaire, Craig Pollock. Il s’agissait d’une épreuve de ski de 24 heures , et Jacques Villeneuve, qui voulait exporter le concept, a songé au Québec. Ils ont entamé des discussions avec Tremblant et m’ont demandé de me rendre en Suisse pour que j’assiste à l’événement et que j’évalue la possibilité de le reproduire ici, en l’adaptant à la réalité locale. 

Le 24h Tremblant a pour objectif principal d’amasser des fonds pour la Fondation Charles-Bruneau, la Fondation Tremblant et la Fondation des Sénateurs d’Ottawa. Rébecca Dumont, directrice générale de la Fondation Charles-Bruneau, participe au 24h Tremblant pour une 17e année d’affilée.

Rébecca Dumont : Il y a 17 ans, le 24h Tremblant en était à ses débuts et, pour être franche, on devait se démener pour ramasser de l’argent. Je me souviens d’avoir compté une à une des pièces de monnaie dans une petite salle, alors que je devais en même temps m’acquitter de mes responsabilités envers ma fondation. À l’époque, les équipes de ski mettaient l’argent qu’elles récoltaient dans des enveloppes, lesquelles se comptaient par centaines. On était loin des dons en ligne. Disons que les choses ont évolué depuis ce temps.

Simon St-Arnault : On savait plus ou moins ce qu’on faisait. Certes, on avait le modèle suisse comme exemple, mais quand on crée un événement, on ne peut pas s’appuyer sur une formule existante. On y est allés par essais-erreurs.

On a eu beaucoup de mal avec l’éclairage, qui reposait sur des installations temporaires. Il n’y a pas de ski de soirée à Tremblant. On a donc fabriqué un système d’alimentation modulaire en utilisant des génératrices. Une année, on a essayé d’éclairer la pente avec de longs câbles électriques, comme ceux utilisés au cinéma. Il est aussi arrivé que le carburant gèle.

Une croissance remarquable

Après avoir connu des débuts modestes, le 24h Tremblant a vite pris son envol, ce qui n’a guère surpris ceux qui sont associés de près à l’événement et qui ont travaillé d’arrache-pied à son succès. 

Simon St-Arnault : La première année, on a eu 300 participants et récolté 300 000 $, ce qui, à l’époque, nous a paru un résultat extraordinaire pour une première édition. Dix-neuf ans plus tard, on estime que l’événement réunira 4 000 participants et permettra d’amasser plus de 4 millions en dons. On a connu une croissance exponentielle et l’événement est une belle réussite.

Rébecca Dumont : Je sentais qu’il y avait un potentiel de croissance énorme. L’énergie des organisateurs, leur passion et leur volonté de voir l’événement grandir étaient palpables. Je peux dire, 17 ans plus tard, qu’ils ont su répondre aux attentes, et je sais qu’ils continueront de le faire pendant encore de nombreuses années.

Simon St-Arnault : On a renoncé très tôt aux courses de ski. Jacques Villeneuve était friand de vitesse, et on a eu une catégorie rapide les premiers temps. Mais on a voulu rendre l’événement plus accessible pour le public et les entreprises. C’est à ce moment-là qu’on a vraiment élargi nos horizons et que la participation populaire s’est mise à augmenter.

Quand on a franchi le cap du million de dollars, on pensait avoir atteint le summum. Amasser une telle somme dans le cadre d’un événement sportif de ski, ça ne s’était jamais vu. Or c’est arrivé la 4e année si je me rappelle bien. On s’est dit : « Ça y est, on a ramassé un million de dollars. On fait quoi maintenant ? » Plus de gens ont alors commencé à s’inscrire, ce qui s’est traduit par plus d’argent, plus d’entreprises, plus de commanditaires, plus de tout.

Améliorer les choses

Par un effet boule de neige, le 24h Tremblant est devenu le plus grand événement philanthropique de ski en Amérique du Nord. Monique Maynard, présidente, Affaires du Québec pour la Canada Vie, souligne l’importance de soutenir des événements qui, à l’instar du 24h Tremblant, viennent en aide aux enfants.

Monique Maynard : Nous avons à cœur le présent et l’avenir des enfants. C’est pourquoi nous sommes heureux de soutenir le 24h Tremblant et d’y participer en tant que présentateur officiel. Après l’avoir fait sous la bannière de la Financière Liberté 55, c’est sous notre nouvelle marque, la Canada Vie, que nous assumons ce rôle. Nous sommes fiers de ce solide partenariat, qui favorise de façon concrète le bien-être de nos enfants. Après tout, c’est inscrit dans notre ADN.

Rébecca Dumont : Au fil des ans, le 24h Tremblant a recueilli plus de 11 millions de dollars. Il s’agit du plus grand donateur de l’histoire de notre fondation. Ce partenariat nous permet de poursuivre notre mission, qui consiste à offrir aux enfants atteints de cancer les meilleures chances de guérison. Pour ce faire, nous finançons la recherche et nous appuyons des projets dans le domaine de l’hémato-oncologie pédiatrique.

Simon St-Arnault : Rencontrer les directeurs de programmes et les enfants à qui profitent les fonds que nous amassons est probablement ce qui compte le plus pour nous.

Rébecca Dumont : Voir des yeux d’enfants s’illuminer d’espoir grâce aux nombreux efforts visant à les soutenir dans leur combat. Vivre avec eux des moments inoubliables au cours d’une fin de semaine de plaisir où ils peuvent oublier pendant un moment les difficultés quotidiennes liées à leur maladie.

L’avenir

Si on imagine mal comment cet événement pourrait prendre encore plus d’ampleur, cela n’empêche pas les organisateurs de vouloir atteindre de nouveaux sommets.

Simon St-Arnault : On discute parfois de la possibilité d’agrandir l’événement, d’aller chercher 5, voire 10 millions de dollars… Est-ce réaliste? Peut-on faire passer le 24h Tremblant à un niveau supérieur? Quatre millions, n’est-ce pas au contraire suffisant? Quoi qu’il en soit, je pense que le 24h Tremblant existe surtout pour faire du bien et pour que les gens aient du plaisir. Je crois que les possibilités de croissance sont bien réelles, mais il faut tenir compte de l’évolution souhaitée par les participants.

Faites partie de l’avenir en participant cette année au 24h Tremblant.

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